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 Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aiméVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Igli
Admin


VerseauCheval
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Inscrit le : 23 Fév 2006
Messages : 95

MessageSujet: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Sam 6 Oct - 19:23

Pessimisme : n.m
Opinion de celui qui considère les choses du mauvais côté
Ant. Optimisme

Optimisme : n.m
Disposition à voir les bons côtés de la réalité
Ant. Pessimisme

De ces deux définitions se distingue déjà d'une façon évidente notre ami le pessimisme :

Opinion (avis) de celui (quelqu'un) qui considère (estime) les choses (la réalité) du mauvais (défaut) côté.
Ce qui nous donne : Avis de quelqu'un qui estime la réalité du côté du défaut.

Disposition (arrangement) à voir les bons (agréables) côtés de la réalité.
Ce qui nous donne : Arrangement à voir les côtés agréables de la réalité.

Donc le premier est un avis de quelqu'un qui voit la réalité du côté du défaut, ce qui signifie qu'il y en a un, et le second un arrangement pour voir les côtés agréables de la réalité, arrangement signifiant qu'il y aplanification et donc manipulation.

On peut alors se demander pourquoi être optimiste. Tout simplement parce que ça vaut mieux. La question reste : pourquoi l'optimisme est voué à l'impasse et comment le pessimisme le surpasse-t-il ?

J'attends là des réactions de pessimistes mais aussi d'optimistes (venez réfuter !!). Je posterai mes arguments en fonction de l'évolution du sujet Smile
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Michel
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Inscrit le : 03 Avr 2006
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MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Dim 7 Oct - 15:31

OK, allors je trouve que tu fais des raccourcis injustifiés.

Voilà lesquels:

Citation:
Donc le premier est un avis de quelqu'un qui voit la réalité du côté du défaut, ce qui signifie qu'il y en a un, et le second un arrangement pour voir les côtés agréables de la réalité, arrangement signifiant qu'il y aplanification et donc manipulation.


Pourquoi ne pas plutot dire:
Donc le premier est un avis de quelqu'un qui voit la réalité du côté du défaut, un arrangement pour subir les côtés désagréables de la réalité et ainsi justifier son inaction, rejeter la faute au monde plutot que sur soi (le côté noir de la force est plus simple à atteindre), arrangement signifiant qu'il y aplanification et donc auto-manipulation par soucis de facilité.

Et le second est un avis de quelqu'un qui voit la réalité du côté de la qualité, ce qui signifie qu'il y en a un.

Ensuite:
Citation:
On peut alors se demander pourquoi être
optimiste. Tout simplement parce que ça vaut mieux.

Tu réponds à ta propre question de manière très personnelle. Perso, l'optimisme est lié au désir de vivre.

Citation:
La question reste :
pourquoi l'optimisme est voué à l'impasse et comment le pessimisme le
surpasse-t-il ?


Voici le dernier des trois raccourcis que tu prends. Pourquoi l'optimisme serait voué à l'échec ? Les pessistes ne se battent jamais. Ce sont les optimistes qui luttent. Toutes les guerres auront été conduites par deux camps obtimistes au début sur leurs chances de vaincre. Car en bon pessimiste on fuit et on meure, mais jamais on ne se bat. A quoi bon lutter si on est persuadé d'aller vers une impasse ?

Alors j'y vais de mon propre jugement, les pessimistes sont voué à l'impasse car ils ne se battent pas. L'optimisme surpasse donc mathématiquement le pessimisme, car les pessimistes disparaissent ou sombrent dans l'oublis.

Citation:
On peut alors se demander pourquoi être
optimiste. Tout simplement parce que ça vaut mieux.


Et bien justement, tu devrais t'arrêter sur cette idée Laughing .
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Igli
Admin


VerseauCheval
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Inscrit le : 23 Fév 2006
Messages : 95

MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Dim 7 Oct - 15:40

Citation:
Donc le premier est un avis de quelqu'un qui voit la réalité du côté du défaut, un arrangement pour
subir les côtés désagréables de la réalité et ainsi justifier son
inaction, rejeter la faute au monde plutot que sur soi (le côté noir de
la force est plus simple à atteindre), arrangement signifiant qu'il y
aplanification et donc auto-manipulation par soucis de facilité.


Un avis n'est pas un arrangement, un avis n'est pas quelque chose d'arrété.

Citation:
Et le second est un avis de quelqu'un qui voit la réalité du côté de la qualité, ce qui signifie qu'il y en a un.


Je m'attachais juste là au niveau des définitions du dictionnaire, et par ces définition je m'apperçois que l'un relète une réalité l'autre une manipulation Smile


Citation:
Tu réponds à ta propre question de manière très personnelle. Perso, l'optimisme est lié au désir de vivre.


Et justement : il vaut mieux désirer vivre que désirer mourir non ?

Citation:
Pourquoi l'optimisme serait voué à l'échec ? Les pessistes ne se battent jamais. Ce sont les optimistes qui luttent.


J'entrevois le pessimisme comme un optimiste refoulé, donc quelqu'un qui voit les défaut et cherche à les combattre. Pour moi, l'optimiste se voile la face et reste dans un état d'immobilité face aux évènements.
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Michel
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Inscrit le : 03 Avr 2006
Messages : 848

MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Dim 7 Oct - 18:29

Je trouve ça tiré par les cheveux, où alors nous sommes d'accord mais le disons de 2 manières différentes. Pour moi, le pessimiste est résigné, fataliste, triste et dans l'inaction.
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Djekil
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TaureauChat
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MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Mar 9 Oct - 15:13

pour moi le pessimisme c'est ce dire " A quoi bon avancé je vais surement tombé dans un trou " donc il reste sur place voir recule car ce sont des états qu'il connait et qui ne l'effraient pas.

Les optimistes face à la même situation se diront " J'avance ! il ne m'arrivera rien " et dans le cas ou il tombe dans un trou " c'est pas la fin du monde , bon cherchons comment remonter"

Donc pour moi la réaction de l'optimiste est préférable.

Citation:
J'entrevois le pessimisme comme un optimiste refoulé, donc quelqu'un qui voit les défaut et cherche à les combattre.


ce n'est pas un pessimiste mais un optimiste qui prend conscience des dangers.
Ils ne faut pas voir l'optimiste comme un aveugle (même si certain le sont).
Pour ma part je suis optimiste , j'avance en me disant que je risque rien mais je ne vais pas allé me jeter du haut d'une falaise en me disant que je ne risque rien
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Apeiron
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MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Mer 17 Oct - 21:35

Déjà, je considèrerai qu'il y a les optimistes, les pessimistes, les pragmatiques et les réalistes.
Premièrement, quand quelqu'un se dit réaliste c'est qu'il essaie de se convaincre que son regard correspond à la réalité (et là on rentre dans les domaines de objectif/subjectif). Conclusion : se dire réaliste ne veut rien dire de probant, et a priori nous sommes subjectifs.
Deuxièmement, les pragmatiques sont ceux qui essaient de ne pas faire de "sentimentalisme" de façon à avoir la vision la plus claire possible du monde pour avoir l'action la plus adaptée. D'une autre point de vue, les pragmatiques sont souvent réducteurs, ne serait-ce que parce que les sentiments font partie de la réalit de chacun.

Voyons maintenant, une fois que le ménage a été fait, les notions d'optimisme et de pessimisme.
Déjà, je ne suis pas d'accord avec ton premier post puisque tu aurais pu faire d'autres analyses poussées de définitions issues d'autres dictionnaires de façon à avoir des conclusions différentes. Donc ce que tu dis dépend trop du dictionnaire que tu utilises.

Ensuite, j'aimerai replacer l'optimisme et le pessismisme non dans leur côté émotionnel, mais dans leur côté stratégique, pour généraliser les notions. Quand on cherche à résoudre un problème, on s'apperçoit qu'il y a souvent plusieurs façons de le faire. Certaines sont rapides, optimales mais dangereuses, et d'autres sont lentes, prudentes mais sécurisées.
Prenons deux personnes voulant apprendre à skier. La première ne veux surtout pas prendre le risque de tomber, donc elle va s'élancer doucement, va faire peu d'essais et finira par apprendre une façon de skier qui lui permette d'avancer sans tomber, mais ce ne sera pas une façon optimale d'aller vite. L'autre prend le risque de tomber, donc fait beaucoup d'essais, se cassent souvent la gueule, mais finit par trouver les meilleurs mouvements possibles. Au final, il aura pris plus de risque mais aura trouvé une méthode plus optimale.

Evidemment, nous vivons dans un monde dangereux, et nous ne pouvons pas toujours prendre le risque de tomber, ne serait-ce que parce que parfois la chute est mortelle. Mais ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort...
Bref, il est assez facile de s'appercevoir si l'on est en situation de prise de risque ou si l'on est en situation de se protéger du monde. Et là on voit si l'on est ou pas optimiste ou pessimiste.

Personnellement, j'ai tendance à penser qu'en dehors de maintenir un minimum vital, il faut se lancer dans l'inconnu, ne serait-ce que parce qu'un seul succès peut compenser tous les échecs, et que de toutes façons vivre en se protégeant du monde et de soi c'est s'empêcher de vivre.

On pourrait se dire que ce sont les circonstances ou le caractère qui déterminent cela. Et bien je crois sincèrement que dans chaque problème il y a des solutions symétriques. C'est à dire que dans la vie on a souvent à choisir entre deux chemins opposés, et l'on s'apperçoit que c'est notre regard sur la vie qui à la longue détermine notre réalité. Par exemple, quelqu'un de pessimiste va subir toutes les galères et verra dans les moments de joie des répits entre deux galères. Alors que l'optimiste jouira de ses succès et ne verra dans ses échecs que des revers de fortune. Donc plus l'on pense optimiste, plus l'on devient optimiste, et plus l'on pense pessimiste, plus l'on devient pessimiste. J'ai du mal à voir une situation d'équilibre entre les deux car pour moi on ira tôt ou tard vers l'une ou l'autre des tendances sans s'en appercevoir et cette tendance grandira. Par contre, je pense que l'on peut changer de tendance en se remettant en question.

De toutes façons, on n'est pas "optimistes" ou "pessimistes". On l'est dans une situation, ou plus ou moins par rapport aux autres.
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"Croire non pas à un autre monde, mais au lien de l'homme et du monde, à l'amour ou à la vie, y croire comme à l'impossible, à l'impensable"
(Deleuze)
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SagittaireDragon
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MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Mar 4 Déc - 11:32

Mon copain et moi sommes de faux pessimistes : on se dit toujours qu'on aura le pire, comme ça, on ne peut qu'être convaincus si le pire arrive, et joyeux si c'est mieux que prévu... Dans les deux cas, on se sent bien.

Cela permet de ne jamais être vraiment déçu...

Mais c'est un sacré travail sur soi-même, il y a toujours des attentes à combattre pour réussir cette vision des choses
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Le Normandie quand le Ghana rien.

On dit "diviser pour mieux régner" mais "l'union fait la force", autrement dit, ceux qui règnent bien sont faibles ?

"qui se ressemblent s'assemblent" mais "les opposés s'attirent", pourquoi chercher plus loin les raisons d'un adultère ? (ou adulte air)
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Michel
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MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Ven 7 Déc - 6:28

Mais comment peut on se lancer dans un projet en se disant "on y arrivera pas !" ?

Ca me parait impossible!
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SagittaireDragon
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MessageSujet: Re: Le pessimisme, ou le triomphe du mal-aimé   Ven 7 Déc - 14:22

Question de volonté michel, on veut y arriver, donc on l'entame, mais on ne crée pas des attentes pour autant. on ne va chercher plus loin que le but.
On compte réussir le but ! Mais on ne le prévoit pas comme totallement réussi tant qu'on n'est pas sûrs que rien de grave n'arrivera.

C'est un peu du perfectionnisme, pour nous le chemin n'a pas de vrai fin, même si on la définit.
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On dit "diviser pour mieux régner" mais "l'union fait la force", autrement dit, ceux qui règnent bien sont faibles ?

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